La loi Girardin sur le banc des accusés

La loi Girardin coute cher ! Même trop cher pour un rendement plus que mitigé.

C »est avec cet argument que la Cour des comptes vient de publier son rapport annuel qui ne ménage pas le dispositif
citrate-Girardin.

Cette loi accorde une défiscalisation très avantageuse aux investisseurs qui achètent un bien immobilier dans les DOM-TOM pour le louer ensuite.

Comme toutes les autres niches fiscales, laloi Girardin a subi un coup de rabot fiscal de 15%. Malgré cette mesure, il n »en demeure pas moins que le bénéfice des investisseurs est réalisée au prix d »un coup de pouce financier de l’État. Et cette effort n »est pas négligeable. Ce qui va à l »encontre de la volonté de l’État dans son objectif de réductions budgétaires.

Au final, la Cour des Comptes a mis le doigt sur les « effets contraires aux buts recherchés, notamment la construction de logements aidés ne répondant pas aux besoins des habitants et l’inadaptation des aides aux besoins sectoriels, en particulier dans le cas de l’hôtellerie  » selon le rapport.

Au vu de l »inefficacité constatée du dispositif de défiscalisation, la loi Girardin vit donc ces derniers instants. Toutefois, pour les particuliers désireux d »investir dans les
DOM-TOM, il reste toujours la loi Scellier Outremer. En effet, le dispositif Scellier Outremer permet une réduction d »impôt allant jusqu »à 32% du prix du bien immobilier acheté.